°o.O KOOL HERC O.o°
Le père fondateur du hIp hÔp
Le père fondateur du hIp hÔp
" je voudrais commencer par rectifier quelque chose, je ne suis pas le parrain de hip hop, j'en suis l'inventeur! " Ainsi parle Kool Herc. Plus de trente ans aprés ses débuts, Herc a toujours le sentiment que la culture qu'il a créée ne lu a pas rendu le respect qu'il mérite. Du coup, il rappelle lui meme quelques faits: " le graffiti, les platines, le rap, meme la façon dont vous parlez, je suis a l'origine de tout ça". Si son role et sa place dans l'histoire sont bien connus des archivistes et des apprentis historiens du hip hop, il est vrai que pour un public plus large et moins documenté, son nom résonne souvent moins fort que ceux d'autres "old timers", tels Afrika Bambaataa ou encore Grandmaster Flash,ce qui a le don de le mettre hors de lui..
" Ce que je déteste, c'est qu'on me considere moins que ces deux mec là", lance t il d'ailleurs avec une vraie aigreur dans la voix." Pourquoi est ce que a chaque fois qu'on parle de moi, on se sent obligé de parler aussi d'eux ? Bam et Flash n'étaient pas la au début, et c'est pourquoi ils ne peuvent pas partager ma place en haut du podium. " Quand Herc alias Clive Campbell, parle du "début", il veut vraiment dire LE DEBUT! Car c'est a la fin de l'été 1973, parce que sa soeur lui avait demandé de faire une fete de quartier pour son anniversaire, que Herc a posé les premières pierres de la culture que nous connaissons aujourd'hui. Comme son père le faisait en jamaique quand lui était encore gamin, Herc a donc décider de sortir son énorme sound-system et une partie de sa collection de disques, pour faire danser les gamins du Bronx. " Quand je faisais des soirées, c'était pour toute la communauté ", aime-t-il a rappeler. " Les gamins nettoyaient le parc la journée et, le soir venu, je passais de la musique pour les mômes, pour leurs parents et meme pour leurs grands parents, quelle que soit leur origine ou le style de la musique qu'ils aimaient.". En étudiant la foule qui se pressait a ses block parties, Herc s'est rendu compte que ce qu'attendaient les meilleurs danseurs pour vraiment se donner a fond, c'était les "breaks" des titres de funk ou de soul qu'il passait. Ces cours moments, où la batterie se retrouve presque a nue, et où le rythme est encore accentué. Son coup de génie a été de commencer a passer ces breaks en boucle, d'une platine a l'autre, afin de les fairedurer le plus longtemps possible." A l'époque, j'avais une arme secrète dans mon arsenal, c'était le titre 'Apache' du groupe Incredible Bongo Band, c'était plus qu'un simple morceau, c'était une hymne!! L'hymne du Hip Hop, et quand je balançais ça, tout le monde savait que c'était le moment pour les B-Boys de prendre le controle."
De fil en aiguille, les MC, a commencer par son partenaire Coke LaRock, ont commencé a faire plus que de ne se servir uniquement du micro pour annoncer aux breakers l'arrivée imminente des breaks, et se sont mis a réciter des petites routines pour passer des dédicaces aux mecs de leurs crews et voila comment trois des disciplines du Hip Hôp ( la danse, les platines et le rap ) se sont développées conjointement. Le graffiti, lui, était déja présent et s'est naturellement greffé a ces autres arts urbains. "A l'époque personne, ne se doutait que nous étions en train de créer une culture " explique Herc. "Le mot 'Hip hoP' n'existait meme pas encore. D'ailleurs ce n'est pas moi qui lui ai donné ce nom, d'autres l'ont fait a ma place. Pour moi, ça a toujours été 'the jam' ou ' the party', et c'est encore comme ça que je vois les choses. Quand je passais du son les gens venaient en me demandant: 'Yo Herc, quand est ce que tu fais une autre soirée?'. Ils ne me demandaient pas quand je ferais une autre soirée Hip hoP. Aprés, Bambataa et Flash ont apporté leur pierre a l'édifice, mais moi je suis resté au top pendant 7 ans de suite! Bam et Flash n'existaient pas quand j'ai commencé. J'ai dominé les 70's, et la seule raison qui m'a fait ralentir, c'est quand je me suis fait poignardé en 1977. Mais voila c'est la vie.." En dépit de son relatif manque de notoriété, Kool Herc continue a regarder l'évolution de cette culture avec une bienveillance paternelle. "Je suis fier de ce qu'est devenu le hip hop", clame t il d'ailleurs. "Je n'ai jamais sorti de disque je ne le regrette pas parce que mon disque a moi, c'est le hip hop, tu ne peux pas faire plus fort que ça! quel que soit le disque qui cartonne en ce moment, c'est comme si c'était le mien.."
source: rap mag hs n°4
recopié par: moi-meme
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